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Le baptême des bébés et le baptême par aspersion sont-ils conformes aux Saintes Écritures?
By Georges Defay | Published  12/28/2008 | French Articles | Rating:
Le baptême des bébés et le baptême par aspersion sont-ils conformes aux Saintes Écritures?

(Extrait du livre « Le Baptême d’eau par Immersion » par Rév. Georges Défay)

Le Baptême des bébés et des enfants en bas âge

Le baptême doit être reçu par quelqu’un ayant la pleine capacité de comprendre et de croire.  C’est un acte de foi individuelle et l’usage d’un parrain et d’une marraine pour cautionner la foi d’un bébé, ou d’une autre personne, n’est pas prescrit dans les Saintes Ecritures ni par le Seigneur, ni par les apôtres ou aucun autre messager divin.

Jésus Christ fut baptisé non étant bébé ou adolescent, mais plutôt comme un homme fait, âgé de 30 ans, ayant pleine connaissance et totale assurance  dans ce qu’il faisait (Luc 3:23).  Comme enfant mâle premier né, il fut d’abord circoncis au huitième jour, d’après l’Alliance de Dieu avec Abraham et la loi de Moïse, puis il fut présenté au temple et consacré à Dieu par ses parents selon la loi de Moïse (Luc 2:21-24; Gen.17 :9-14; Lév.12:1-8). 

Le baptême des enfants 

Dans la bible, on ne voit aucun apôtre ou disciple baptisant aucun enfant  En fait, le baptême des enfants fit son apparition à partir de l’influence des croyances et pratiques païennes, probablement à partir des années 380 A.D. sous l’empereur romain Théodosius I.  En effet sous Théodosius I (premier Empereur chrétien), le Christianisme était devenu la religion de l’Empire romain. L’empereur exigea le baptême de toute personne comme un rite obligatoire pour devenir citoyen romain.  Alors que dans le passé aucun chrétien n’était admis dans l’armée romaine à cause de son allégeance à un roi plus grand que César (Jésus Christ), maintenant sous Théodosius, tout soldat devait être chrétien!
Le baptême des enfants contribua grandement à obscurcir la vraie doctrine du baptême par immersion suivant le Nouveau Testament et les prescriptions du Seigneur. En fait, à la fin du quatrième siècle, dans le Catholicisme, le baptême d’eau était devenu un rituel qui efface le péché originel et qui servait aussi comme un moyen pour recevoir l’Esprit Saint ou «pour être confirmé». Ainsi devenait-on chrétien rempli de l’Esprit! Il n’était plus question d’être enfant de Dieu par la nouvelle naissance produite par la foi et la confession de Jésus comme Seigneur (Jean 1:12-14; Rom.10:8-10), mais plutôt par une cérémonie ou «sacrement» du baptême les enfants de moins d’un mois étaient « christianisés ». D’où la fausse doctrine de la régénération par les eaux baptismales, préconisant que l’eau du baptême avait la puissance d’expiation du péché et de régénérescence de l’esprit humain. Ainsi, s’appuyant sur de mauvaises interprétations de certaines écritures comme Tite 3:5-6, la pratique du baptême des enfants (bébés) comme fausse doctrine se propagea dans le monde chrétien.

Une fausse garantie du ciel

Dans le catéchisme catholique on peut lire: « Un sacrement est un signe sensible institué par Jésus Christ pour nous donner la grâce » (Catéchisme catholique; chapitre 13, question 150).  Dans la Bible cependant le mot sacrement n’existe pas et Christ n’en a institué aucun comme pratiqué par les dénominations dites chrétiennes. Dans le catholicisme, il est crû qu’une cérémonie peut octroyer une grâce particulière comme le salut, pourvu qu’elle soit officiée par un prêtre ordonné de cette religion. Ainsi furent induits en erreur les parents catholiques anxieux d’assurer le ciel à leur postérité. Donc, sous l’influence de Rome, la pratique du baptême des enfants se propagea et à partir du cinquième siècle le baptême des enfants devint la pratique générale. Ainsi en s’appliquant aux enfants, de façon progressive, le baptême perdit sa signification selon la nouvelle alliance et finit par constituer un simple signe extérieur sans aucune signification ou substance spirituelle intérieure réelle.
Durant la Réformation

Durant la Réformation (1517), Luther en Allemagne, Zwingli à Zurich (1524) et par la suite Calvin à Genève (1536) opposèrent les abus de l’église médiévale catholique dans ses concepts et pratiques et proposèrent le retour aux Saintes Écritures comme l’autorité absolue en matière de foi.  Cependant, ce sont les Anabaptistes à Zurich (1524-1525) ayant comme principaux leaders Conrad Grebel, Félix Manz et George « Blaurock » Cajacob, qui dénoncèrent le baptême des enfants comme une pratique inadmissible pour les croyants en Christ.

 

 À cause de l’union de l’église et de l’Empire romain dans le passé, et le développement du rite du baptême des enfants dès le début du quatrième siècle, l’église était inondée de « chrétiens de nom » mais non régénérés en esprit.  En effet le baptême était devenu un sacrement, (un rituel, une cérémonie selon la religion catholique, ayant le pouvoir de procurer une grâce divine).  Ainsi était-il enseigné que le baptême effaçait le péché originel (péché hérité d’Adam) chez les enfants en bas âge, et leur octroyait la grâce de devenir chrétiens et d’être membres de l’église avec la promesse du ciel.  Il est à remarquer que cette doctrine erronée fut aussi adoptée par certaines dénominations protestantes qui jusqu’à nos jours baptisent encore par aspersion les enfants en bas âge.

Les Anabaptistes

Les Anabaptistes constituaient, parmi les réformateurs, une branche minoritaire, mais la branche la plus radicale. C’était un mouvement évangélique qui accentuait l’autorité absolue des Écritures, la séparation de l’état et de l’église, la liberté de conscience, la sainteté et le baptême du croyant comme une alliance divine qui ôterait de l’église les membres non régénérés. Ainsi, le baptême des enfants n’étant pas reconnu par les Anabaptistes, pour s’intégrer dans l’église, il fallait donc se faire baptiser de nouveau comme adulte avec une pleine conviction dans l’Evangile. C’est ce qui explique  l’origine du nom du mouvement. En effet, le mot Anabaptiste littéralement signifie re-baptiseur. 

Au temps des Anabaptistes, de façon primordiale, le baptême constituait  une marque de citoyenneté en Suisse, comme il en était à Rome au temps de Théodosius I.  Le mouvement fut mis hors la loi par décret (21 janvier 1525) à Zurich. Cependant, au cours des ans, plusieurs doctrines des Anabaptistes furent revisitées et adoptées par certaines dénominations protestantes. Toutefois en 1525, ces doctrines étaient considérées extrêmes par les réformateurs, comme celles concernant la communion, la hiérarchie de l’église locale, le sacerdoce, les bonnes œuvres, le pacifisme, le baptême, etc.  Alors, les leaders du mouvement Anabaptiste furent emprisonnés et exécutés et ses membres persécutés à travers l’Europe. Ils étaient considérés comme des hérétiques aussi bien par le clergé catholique que par les réformateurs. Quelques historiens les considèrent sans grandes preuves ou évidences historiques comme les précurseurs probables du Mouvement Baptiste moderne.

Le Baptême par aspersion, effusion, infusion ou par arrosage? (Mathieu 3:13-17)

Jusqu’à nos jours, certains veulent encore discuter et argumenter concernant la manière ou méthode à utiliser pour baptiser les croyants. Serait-ce l’aspersion, l’arrosage, l’infusion ou l’immersion? Quelles que soient les différentes tendances et leurs types d’argumentation, le fait qu’il soit écrit dans la Bible  que Christ sortit de l’eau (Mathieu 3:16; Marc 1:9-10) devait suffire comme évidence.  Mais pour bonne mesure voyons aussi la méthode qui fut utilisée par Philippe l’Evangéliste pour effectuer le baptême de l’Eunuque éthiopien (Actes 8:38-39).  Avec un peu de bonne foi et de probité intellectuelle, il devrait être facile d’admettre ou de concéder que d’une manière effective, tout comme notre Seigneur au Jourdain, l’Eunuque était entièrement immergé et non arrosé ou aspergé à partir d’un goupillon, d’une louche ou d’un instrument quelconque.

Comme d’après le Nouveau Testament, le baptême ne constitue point une purification de péché mais l’engagement d’une bonne conscience devant Dieu, il ne peut être question pour le chrétien de se soumettre à aucune pratique d’ablution et d’aspersion (rituels prescrits sous la loi) pour la purification des souillures du corps (1Pie.3:21).  De plus, comme le baptême symbolise pour le chrétien sa mort et sa résurrection en Christ, seul le baptême par immersion peut symboliser l’ensevelissement du vieil homme crucifié; et sa résurrection pour la vie nouvelle en Christ.  De même qu’on ne saurait enterrer une personne en jetant un peu de terre sur son corps, de même aussi on ne saurait baptiser une personne en arrosant une partie de son corps ou en l’aspergeant d’eau. Ainsi qu’il s’agisse du baptême des enfants ou du baptême par aspersion ou effusion, il nous faut simplement reconnaître que ces pratiques ne sont pas inspirées des Saintes Ecritures, mais viennent des hommes.


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