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Beaucoup d’appelés, mais peu d’élus
By Georges Defay | Published  04/3/2007 | French Articles | Rating:
Beaucoup d’appelés, mais peu d’élus
De Derek Prince

N'avez-vous jamais connu quelqu’un que vous pourriez appeler un « dirigeant né » ? Ou connaissez-vous quelqu’un qui est béni avec une voix si magnifique que vous pourriez dire qu’il est « né » pour chanter ? Si oui, n’avez-vous aussi jamais remarqué la peine que développent les personnes qui ne font pas ce pourquoi elles sont ‘nées’. Il y a vraiment une différence entre être appelé et être élu.

Quand Christ prononça les mots, « Beaucoup d’appelés, mais peu d’élus » dans Matthieu 22: 14, il n’émettait pas une opinion ou une probabilité. Il énonçait un fait. Ce fait est toujours autant d’actualité aujourd’hui que quand Christ l’a exposé pour la première fois. Beaucoup de chrétiens sont appelés par Dieu à son service, mais toujours aussi peu seront élus et attitrés pour entrer dans ce service. Quelques chrétiens sont appelés dans leur jeunesse. D’autres sont appelés relativement tard dans leur vie. Mais très souvent, j’ai trouvé que l’appel de Dieu se manifeste aux chrétiens dans leur adolescence ou vers la vingtaine. Ainsi Matthieu 22:14 devrait être d’un intérêt particulier pour les jeunes croyants. Entre le moment où un chrétien est appelé à servir et le moment où il est vraiment engagé par Dieu pour ce service, il intervient presque toujours une période de mise à l’épreuve.

Souvent, plus la responsabilité requise pour le service auquel un chrétien est appelé est importante, plus l’épreuve à travers laquelle il devra passer au préalable sera intense. Seuls ceux qui auront traversé l’épreuve avec succès seront élus pour vraiment rentrer dans le service. Dans le livre des Juges, quand Gédéon a sonné la trompette la première fois pour appeler le peuple d’Israël au service de Dieu contre les Madianites, 32000 hommes répondirent à l’appel. Cependant, une fois que Gédéon eu soumis ses partisans aux tests désignés par Dieu, il resta avec 300 hommes – moins d’un pour cent de ceux qui étaient appelés, ont passé et ont été élus pour le service. Je doute que la proportion soit à peine plus élevée aujourd’hui – voire pas du tout. Cependant, la prudence de Dieu était justifiée par l’événement. Gédéon était capable de faire bien plus avec 300 hommes éprouvés, disciplinés que ce qu’il n’aurait jamais pu accomplir avec 32000 simples disciples. Une fois encore, la même chose s’applique aujourd’hui. Un seul serviteur de Christ éprouvé, enseigné, discipliné, faisant preuve d’abnégation est préférable à une centaine de chrétiens qui sont juste « membres » d’un groupe ou d’une organisation quelconque.

Beaucoup de campagnes d’évangélisation actuelles sont centrées sur le nombre de conversions. Je crois que Dieu est bien plus concerné par le fait de faire des disciples. Pendant le temps de son ministère terrestre, Christ aurait pu compter ses convertis par milliers, mais dans les dernières heures avant la croix, il était resté avec juste 11 hommes qui demeuraient ses disciples. Encore, après sa résurrection – et bien qu’il se soit révélé vivant lui-même en une occasion à « plus de 500 cent frères » (1 Corinthiens 15:6)- seulement 120 allèrent dans la chambre haute pour rechercher la puissance d’en haut, sans qu’il les ait avertis qu’ils ne pourraient pas être des témoins effectifs pour lui. La véritable avancée du royaume de Dieu a toujours plus résulté de la qualité plutôt que de la quantité. Il est temps pour nous d’insister sur ce point encore aujourd’hui.

Deux types d’épreuves
Il y a deux manières principales dont Dieu teste les chrétiens qui sont appelés à servir ; en permettant que les choses deviennent difficiles ou en permettant que les choses deviennent faciles. Dans la parabole du semeur dans Marc 4, Jésus parla de la semence qui tombait dans un endroit pierreux et la compara aux chrétiens qui « manquent de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, ils y trouvent une occasion de chute. » Mais il parla aussi de la semence qui tombait parmi les épines et la compara aux chrétiens en qui « les soucis du siècle présent, la séduction des richesses et l’invasion des autres convoitises, étouffent la parole, et la rendent infructueuse. » Certains chrétiens ne sont pas préparés à endurer l’opposition, la persécution, le ridicule, la solitude, la pauvreté ou un échec apparent par amour de l’Evangile. D’autres ne peuvent pas rester inébranlables au milieu du confort et du bien-être du monde, de la popularité, de la richesse et du succès. Ceux que Dieu accepte à son service ne doivent jamais être découragés par l’un ou se laisser entraîner par l’autre.

La Bible prévient continuellement les chrétiens qu’ils doivent s’attendre à subir des épreuves. Au début de son épître, Jacques dit : « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. » (Jacques 1:2-3). Pierre écrit que l’épreuve vient seulement « afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra. » (1 Pierre 1:7 LSG). D’intenses épreuves ne sont pas quelque chose d’étrange pour de véritables chrétiens, ce sont des rendez-vous personnels de Dieu.

La Bible nous donne aussi beaucoup d’images de fidèles serviteurs de Dieu et des épreuves par lesquelles ils ont du passer. Un de ces exemples classiques est Job. Dans Job 23:10-12, nous lisons le propre témoignage de Job concernant ses épreuves : « Il sait néanmoins quelle voie j’ai suivi; Et, s’il m’éprouvait, je sortirais pur comme l’or. Mon pied s’est attaché à ses pas; J’ai gardé sa voie, et je ne m’en suis point détourné. Je n’ai pas abandonné les commandements de ses lèvres; J’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche. » Au verset 12, nous trouvons le secret de la victoire de Job. Elle tient dans son attitude par rapport à la parole de Dieu. Ceux qui considèrent la parole de Dieu par-dessus tout sortiront toujours victorieux de leurs épreuves.

Un autre serviteur de Dieu qui endura une rude mise à l’épreuve fut Jérémie. Jérémie était un très jeune homme quand Dieu l’appela. En fait, il pensait lui-même qu’il était trop jeune pour être un prophète (voir Jérémie 1:6). L’une des épreuves la plus dure à subir pour les jeunes chrétiens est la solitude. La fidélité à Dieu les tient à part des activités et plaisirs futiles du monde auxquels ils voient les autres de leur âge s’adonner. Ils se sentent eux-mêmes distants, coupés. Dans Lamentations 3:27-28, Jérémie décrit cette épreuve : « Il est bon pour l’homme de porter le joug dans sa jeunesse. Il se tiendra solitaire et silencieux, parce que l’Eternel le lui impose. » Jérémie, lui-même, endura cette épreuve particulière (voir Jérémie 15:17). Comme Job, Jérémie tira sa force pour supporter de son attitude envers la parole de Dieu. C’était le signe d’un véritable serviteur de Dieu. « J’ai recueilli tes paroles, et je les ai dévorées; Tes paroles ont fait la joie et l’allégresse de mon cœur; Car ton nom est invoqué sur moi, Eternel, Dieu des armées! » (Jérémie 15:16).

Moïse est un autre grand serviteur de Dieu qui apprit à supporter une mise à l’épreuve. Son premier test fut les plaisirs et sa position dans le monde. Elevé dans la maison de Pharaon et héritier présomptif du trône de Pharaon, il avait pu apprécier toute la richesse, la culture et le luxe de l’Egypte. Quand il refusa de succomber à cette tentation, il fut rejeté par son propre peuple et persécuté par Pharaon, et il dut subir 40 années d’exil, de pauvreté et de solitude. Il triompha toujours de toutes ces épreuves car il ne permit jamais que l’attrait de la gloire et de la richesse éphémère le rende aveugle à la véritable gloire de Dieu et à la récompense éternelle offerte par Dieu. Le livre des Hébreux nous dit que Moïse supporta cela car « regardant l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Egypte, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. C’est par la foi qu’il quitta l’Egypte, sans être effrayé de la colère du roi; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible. » (Hébreux 11:26-27 LSG). Aujourd’hui, beaucoup de jeunes chrétiens sont aveuglés par les perspectives de réussite et de confort du monde au point de ne pas voir la véritable gloire et la récompense éternelle d’un réel service chrétien.

Le poids de l’appel
La Bible utilise trois termes très forts au sujet de l’appel de Dieu. Premièrement, c’est un « appel d’en haut » (voir Philippiens 3:14 PDV). Cela nous place à un niveau différent de tous les autres intérêts et titres de la vie. Dans une vie chrétienne, rien ne peut prendre la priorité sur l’appel de Dieu –ni maison, ni famille ou liens terrestres. « Si quelqu’un vient à moi, sans me préférer à son père, à sa mère, à sa femme, à ses enfants, à ses frères, et à ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. » (Luc 14:26 NEG)

Deuxièmement, l’appel à servir Dieu est une « sainte vocation » (voir 2 Timothée 1:9). C’est quelque chose de sacré, qui doit être jalousement gardé de tout compromis ou souillure. Cela demande un temps consacré à la prière et au dépouillement spirituel. Son accomplissement demande notre force, notre temps et la consécration et le développement de chaque don et talent que nous possédons.

Troisièmement, l’appel de Dieu est une « vocation céleste » (voir Hébreux 3:1). La voix qui nous appelle au service de Christ vient du ciel. Que cela vienne comme « une petite voix calme » ou comme « un bruit de tempête », c’est la voix de Dieu tout-puissant. Sa voix a l’autorité suprême et est digne d’une obéissance inconditionnelle. Quand Paul entendit l’appel de Dieu, il dit qu’il ne consultai ni la chair ni le sang » (Galates 1:16 LSG). Il n’a pas recherché la confirmation ou l’autorisation des dirigeants religieux de sa nation, ou même de ceux qui étaient déjà des apôtres de Christ. Il avança seul avec Dieu – pour connaître le but complet de Dieu pour sa vie.

De nos jours, quand Dieu appelle des chrétiens à un ministère particulier, la première réaction de beaucoup (la plupart) est de rechercher l’opinion des autres. Qui m’enverra? Qui me financera? En conséquence, la voix de Dieu est bientôt étouffée par les opinions des hommes. Mais pour le chrétien qui est appelé et qui est disposé à placer toute sa confiance en Dieu, une assurance bénie vient de la propre parole de Dieu: « Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera. » (1Thes.5:24) L’accomplissement de la vocation d’un chrétien dépend uniquement et souverainement de Dieu lui-même.

Ne tardez-pas
En dernier point, la vocation de Dieu est prioritaire. Quand Josué exposa devant les Israélites l’appel pour le service de Dieu, il dit : « choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir, » (Josué 24:15); Le Psaume 95:7 (LSG) dit: « Oh! si vous pouviez écouter aujourd’hui sa voix! » L’appel de Dieu n’attend pas après la convenance de l’homme. Nous ne pouvons pas reporter notre décision de nous abandonner à lui à une « période plus favorable ». Le diable dit « demain », mais Dieu dit « aujourd’hui ». Dans Proverbes 1:24-32, nous trouvons un avertissement solennel contre le fait de différer la réponse à l’appel de Dieu. Il décrit des gens qui – dans leur prospérité et leur autosuffisance – se détournent de l’appel de Dieu. En fait, quand, plus tard, ils changent d’avis et retournent à la recherche de Dieu, il est trop tard ! Dieu s’est retiré de lui-même. La voix, qui autrefois appelait, était maintenant silencieuse. L’heure de l’opportunité était passée. Que sa vocation pour vous soit générale (comme en Michée 6:8) ou particulière (comme en 1Pierre 4:11), laissez-moi vous encourager à bien écouter son appel. Prenez-le sérieusement. Supportez ses épreuves. Consacrez-vous complètement pour le travail céleste. Ne devenez pas un nom de plus aux nombreux appelés mais jamais élus.


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